Explorer ses désirs fait du bien. Ça peut aussi remuer. Une scène réveille un souvenir, un fantasme interroge, un drop dure plus longtemps que prévu, une dynamique de pouvoir déborde sur le reste de la vie. Souvent, un bon aftercare et quelques échanges suffisent (voir l'article). Parfois, il faut davantage.

Les angels et les facilitatrices de L'Obsidienne sont là pendant et autour des événements (voir l'article). Ce ne sont pas des thérapeutes. Quand une question persiste, on conseille de se faire accompagner par une personne dont c'est le métier.

Pourquoi chercher un·e thérapeute kink-friendly

Beaucoup de personnes kinky renoncent à consulter. D'autres passent leurs premières séances à expliquer ce qu'est le BDSM, à justifier leurs pratiques, parfois à se défendre. Certain·es praticien·nes y voient encore un symptôme à soigner plutôt qu'une sexualité à part entière.

Un·e thérapeute kink-friendly connaît ces pratiques, leur vocabulaire et leurs outils de consentement. Tu peux parler de ta vie telle qu'elle est, sans détour ni cours magistral : les séances servent à travailler sur ce qui t'amène vraiment.

Les thérapeutes qu'on te recommande

Toutes et tous accompagnent des personnes qui vivent des sexualités alternatives : BDSM, kink, non-monogamie, identités queer. Leurs formations, leurs approches et leurs spécialités diffèrent : prends le temps de lire leur présentation pour trouver la personne qui te correspond.

Antoine Nobilet, le Psy du Kink

Psychologue, Antoine Nobilet anime le compte Psy du Kink, consacré au BDSM et au kink, en plus d'écrire et de mener des jeux de rôle. L'approche est intégrative, à dominante systémique : hypnose, jeux de rôle thérapeutiques, thérapies brèves. Le cabinet propose aussi de la sexothérapie.

Gwen Ecalle, Gwen Sexosophe

Sexologue clinicienne formée à l'Institut de sexologie et titulaire du DU Conseil en santé sexuelle de Sorbonne Université, Gwen Ecalle a cofondé l'association Les Sexosophes. Ses domaines : la non-monogamie sous toutes ses formes (polyamour, couple libre, anarchie relationnelle, libertinage), les personnes LGBTQIA+, les sexualités alternatives comme le BDSM-kink, le tantra ou le slow sex, ainsi que la sexualité des personnes en situation de handicap, vivant avec une maladie chronique ou neuroatypiques.

Gwen Ecalle est aussi formatrice : elle forme les professionnel·les à accompagner leurs patient·es dans la non-exclusivité. Elle a coécrit Sexo Queer (First, 2025) avec Morgane Beauvais, présentée plus bas.

Noémie Gmür, Queer Sex Counselling

Noémie Gmür (elle/iel) est sex & relationship counsellor et hypnothérapeute. Son accompagnement se revendique queer, féministe intersectionnel et informé par le trauma. Il s'adresse notamment aux personnes kinky, non monogames ou polyamoureuses, neurodivergentes et aux travailleur·euses du sexe. Les séances ont lieu en français ou en anglais.

Noémie Gmür forme aussi des thérapeutes : une façon de faire avancer les choses et d'ouvrir davantage d'espaces informés et non jugeants.

  • Où : à Bruxelles (L'Épicentre et le Grand Hospice) et en ligne.
  • Bon à savoir : un premier appel de découverte est gratuit. Au moment où on écrit ces lignes, une liste d'attente est ouverte pour les nouvelles personnes.
  • Liens : Instagram @queersexcounselling · site

Morgane Beauvais, Sin Eden Sublime

Sexologue et sexothérapeute, formatrice et autrice, Morgane Beauvais anime le podcast Sin Eden Sublime, qui explore les sexualités à travers des témoignages. Elle dirige aussi l'antenne Lyon-Suisse de l'École des Arts Sadiens. Elle accompagne en individuel, en couple ou en trouple, notamment autour du BDSM et du fétichisme, des relations plurielles, des sexualités queer et de l'identité de genre, du désir et des fantasmes.

  • Où : à Lyon et en téléconsultation.
  • Bon à savoir : son site précise ce qui sort de son champ, comme les traumas complexes ou les violences sexuelles. Elle oriente alors vers d'autres pros.
  • Liens : Instagram @sinedensublimepodcast · site

Jule Monthéard, Jule Sexo

Jule Monthéard (il/elle) est sexologue clinicien·ne et sexothérapeute. Sa formation à l'Institut Isabelle Gace est complétée par trois spécialisations : l'accueil des personnes victimes de violences sexuelles, le BDSM en sexothérapie et l'accompagnement des personnes non exclusives, ce dernier auprès de Gwen Ecalle, présentée plus haut. Jule accompagne en individuel, en duo ou en polycule, notamment autour des non-exclusivités, des vécus LGBTQIA+ et des pratiques BDSM-kink. Parmi ses spécialités : l'accueil des personnes qui consomment des drogues en contexte sexuel et la vie sexo-affective des personnes ayant un trouble du neurodéveloppement.

  • Où : à Toulouse et en visio.
  • Bon à savoir : des tarifs solidaires sont proposés ; certaines mutuelles peuvent aussi prendre les séances en charge.
  • Liens : Instagram @julesexo_contact · site

Fiona Bourdon, sexologie et psychotraumatologie

Fiona Bourdon (iel) est sexologue clinicien·ne et psychotraumatologue. Après des années comme infirmier·e, dont six en médecine légale clinique auprès de victimes de violences, iel s'est formé·e à la sexologie clinique à la faculté de médecine de Toulouse, avec un mémoire consacré aux pratiques BDSM. Iel a cocréé avec Vanessa Langer la formation « BDSM & Sexothérapie », destinée aux professionnel·les de santé : celle-là même qu'a suivie Jule Monthéard, présenté·e plus haut.

Son approche se veut intégrative, féministe et queer, à la croisée de la sexologie clinique, de la psychotraumatologie et de l'accompagnement psychocorporel. Iel accompagne notamment les sexualités alternatives et le BDSM-kink, le polyamour et la non-exclusivité, les questions d'identité queer, de non-binarité et de transidentité, ainsi que les personnes ayant vécu des violences.

  • Où : à Lausanne, au cabinet Sexopraxis ; à distance si besoin.
  • Bon à savoir : l'accompagnement commence par deux ou trois rencontres d'exploration. Le cabinet est accessible aux personnes à mobilité réduite, à l'exception des toilettes.
  • Liens : Instagram @fionab_sexotherapie · site

Julien Ehret, Un pas de côté

Julien Ehret (il) est sexothérapeute et thérapeute de couple, formé auprès d'Alain Héril. Il accompagne les individus, les duos et les polycules dans toutes leurs sexualités, vanille ou kinky. Il est par ailleurs spécialisé dans l'accompagnement à la non-exclusivité sous toutes ses formes, auquel il s'est formé auprès de Gwen Ecalle, présentée plus haut. Il connaît particulièrement bien le milieu sexpositif et ses enjeux.

  • Où : à Lyon en présentiel ou en téléconsultation.
  • Bon à savoir : avant une première séance, il propose un appel gratuit pour parler du cadre de son accompagnement.
  • Liens : Instagram @unpas.de.cote · site

Avant de prendre rendez-vous

Les titres ne se valent pas. En France, psychologue est un titre protégé : il suppose un master de psychologie et un enregistrement auprès des autorités de santé. Sexologue et sexothérapeute ne le sont pas, n'importe qui peut s'en réclamer. Renseigne-toi sur la formation de la personne que tu consultes.

Pose la question franchement. Au premier contact, demande si la personne accompagne des personnes kinky et ce qu'elle connaît de leurs pratiques. Sa réponse t'en dira long.

Ton ressenti compte. Même recommandé·e, un·e thérapeute peut ne pas te convenir. Tu as le droit d'arrêter et d'en essayer un·e autre, sans te justifier.

Parle du tarif. Les prix varient d'un cabinet à l'autre. Certain·es pros proposent des tarifs adaptés à tes ressources : n'hésite pas à demander.

En cas d'urgence

Si tu traverses une détresse importante ou si tu as des idées suicidaires, n'attends pas un rendez-vous. Appelle le 3114, le numéro national de prévention du suicide : il est gratuit et joignable 24 h/24, 7 j/7.

Si tu as subi un viol ou une agression sexuelle, Viols Femmes Informations t'écoute au 0 800 05 95 95, gratuitement et anonymement, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h.

Cette liste n'est pas figée. Tu connais un·e thérapeute kink-friendly dont l'accompagnement t'a aidé·e ? Écris-nous à contact@lobsidienne.com.