La question qu'on nous pose le plus souvent avant une première venue n'est pas « qu'est-ce qu'on y fait ». C'est « est-ce que c'est pour moi ». Voici, concrètement, ce qui t'attend.
Le mail de préparation
Une fois ta place réservée, tu reçois un mail détaillé avant l'événement. Il contient l'adresse exacte du lieu, l'horaire d'arrivée, ce qu'il faut apporter, le dress code s'il y en a un, et le déroulé de la soirée.
Sur certains formats, il s'accompagne d'un document à remplir : tes kinks, tes limites, tes allergies, ce que tu as envie d'explorer. Prends le temps de le remplir sérieusement. C'est ce document qui permet aux personnes qui facilitent, et parfois à tes partenaires, de savoir où sont tes frontières avant que quoi que ce soit ne commence.
Ce qu'on met dans son sac
Ça dépend du format, et le mail le précise toujours. Une base qui fonctionne presque partout :
- De quoi te changer, et un sac pour tes affaires de ville.
- Quelque chose de chaud pour la fin de soirée : après une expérience intense, le corps se refroidit vite.
- Tes propres jouets si tu en as, et le nécessaire d'hygiène qui va avec.
- De quoi grignoter, si le format ne prévoit pas de repas.
Ce qu'on n'apporte pas : alcool, substances (et trop d'attentes sur ce qui va se passer).
En arrivant
Tu es accueilli·e, on te montre les vestiaires, les toilettes, l'espace de jeu, l'endroit où on peut s'asseoir sans rien faire. Il y a toujours un temps d'installation avant que ça commence : personne n'arrive au milieu de quelque chose.
Ensuite vient le cercle d'ouverture. Le cadre est posé à voix haute, pour le groupe entier : les règles de l'espace, les signaux verbaux et non verbaux (voir l'article), qui est là pour quoi. C'est aussi le moment où on te présente l'angel, la personne neutre qui ne participe pas au jeu et qu'on peut aller voir à tout moment, sans se justifier (voir l'article).
Personne n'est censé·e connaître ce vocabulaire en arrivant. Il est enseigné à chaque fois.
Pendant : ce que tu as le droit de ne pas faire
C'est la partie que les gens croient le moins, alors elle mérite d'être écrite noir sur blanc.
Tu as le droit de ne pas te déshabiller, de ne participer à aucune pratique, de regarder sans jouer, de dire non à quelqu'un sans donner de raison, de changer d'avis au milieu, de sortir de la pièce, de passer la soirée à discuter dans un coin et de repartir en ayant simplement observé.
La nudité et la sexualité sont possibles sur la plupart de nos formats. Elles ne sont jamais une attente.
Repartir
La fin de soirée compte autant que le reste. Il y a un temps de retour au calme, de l'eau, de quoi manger, souvent un cercle de clôture. L'aftercare n'est pas un supplément : c'est ce qui permet de rentrer chez soi entier·e.
Il arrive qu'une émotion remonte le lendemain ou deux jours après. C'est fréquent et ça ne veut pas dire que quelque chose s'est mal passé. Tu peux nous écrire, même une semaine plus tard.
Une dernière chose
L'inconfort d'une première fois ne vient presque jamais des pratiques. Il vient de la peur de mal faire, de ne pas connaître les codes, de prendre trop de place ou pas assez. Tout le monde est passé par là, y compris les personnes qui ont l'air parfaitement à l'aise ce soir-là.
Les questions les plus fréquentes ont leur réponse dans la FAQ. Et si la tienne n'y est pas, écris-nous avant de venir : on répond toujours.
